Les Femmes dans Le Guépard

    Dans Le Guépard, les femmes ne sont pas les personnages principaux .Seule l’une d’entre elles est inspirée d’un personnage réel: Angelica, qui était la fiancée, Mirella. Cependant elles ont une place importante dans ce roman. Nous pouvons donc nous demander quel rôle jouent-elles ?

Pour cela, dans un premier temps nous étudierons les personnages principaux féminins, puis les personnages secondaires.

Tout d’abord, nous analyserons le personnage de Maria Stella, la femme du prince Salina (Don Fabrizio).Le prénom de celle-ci a un lien avec la passion de son mari : l’astronomie, en effet, « stella » veut dire « étoile ».

Dans la première partie de cette œuvre, elle est représentée comme une femme soumise et nerveuse. Par exemple, l’épisode de son hystérie quand le prince part chez Mariannina. «des cris très aigus » (p.23)/ « La princesse avait une de ses crises d’hystérie » (p.23)

Elle admire la fierté de son mari : »ses beaux yeux inquiets regardaient du coin de l’œil ses enfants et son mari tyran ».

Elle est décrite comme petite par rapport a son mari. En effet, ce dernier apparaît comme un géant, par exemple, lors de l’épisode dans la voiture où le Père Pirrone est « écrasé » par le Prince Salina.

Avec son mari elle a eu sept enfants: 3 garçons (Francesco Paolo, Giovanni, et Paolo) et 4 filles (Concetta, Carolina, Caterina et Chiara).

Maria Stella apparaît assez effacée bien que qualifiée d’autoritaire par son mari et d’orgueilleuse par le narrateur.

Ses crises d’hystérie sont à cause des infidélités de son mari, cependant, lui est fier d’affirmer qu’elle « a été à lui seul ».De plus, c’est un mariage d’amour mais affaibli par le temps.(ils font encore chambre commune, par exemple, quand Don Fabrizio revient de chez Mariannina il va au lit, ce lit très grand et très haut en cuivre, et il y voit la Princesse et ce dernier est « ému et attendri ».

Maria Stella est aussi atteinte d’une maladie (le diabète) ce qui sera la cause de sa mort.Elle meurt avant le prince, nous l’apprenons a la septième partie de l’œuvre.

Elle représente, dans ce roman, le déclin d’une classe (la noblesse) et le portrait d’une épouse à la fois fière et docile d’un grand aristocrate sicilien.

Puis, nous étudierons Concetta, la plus jeune des 4 filles du Prince.

Concetta est amoureuse de Tancredi, son cousin, elle en parle même au Père Pirrone pour qu’il le dise au Prince,lors de l’arrivée à Donnafugata, mais dès la première apparition d’Angelica (future épouse de Tancredi) Concetta se voit évincée et avec l’approbation de son propre père pour cette union Tancredi-Angelica. En effet, quand le père de Concetta apprend son envie, il pense que ce sont des « rêveries », selon lui, elle ne serait pas la femme idéale pour Tancredi, elle avec « toutes ses vertus passives serait-elle capable d’aider un mari ambitieux et brillant à gravir les degrés glissants de la nouvelle société? Timide, réservée, renfermée comme elle l’était? » Cependant, quand lee prince va mourir il avoue que c’est celle qui lui ressemble le plus : « dans la beauté et dans le caractère de Concetta se perpétuait une vraie Salina. »

Sa vie bascule durant un dîner à Donnafugata (le dîner d’arrivée le soir même), en effet, Tancredi décide de raconter les « dessous de la conquête garibaldienne », cet épisode se passe dans un couvent et Concetta est choquée et se sent humiliée par ce récit.(Refus du comique de Tancredi, reste noble et donc garde l’humour).Le lendemain elle décide de se venger, lors de la visite au Monastère du Saint-Esprit, mettant fin à son affection envers Tancredi.

Elle repoussera les avances du conte Cavriaghi, un compagnon de Tancredi.

A la fin du roman, à la huitième partie, elle est vieille fille et amie d’Angelica, qui est veuve, elle apprend par le sénateur Tassoni que le récit raconté par Tancredi, lors du dîner à Donnafugata, était une de ses inventions.

L’auteur termine son roman avec cette dernière vraie représentante de l’ancienne maison Salina. Elle est alors silencieuse et détachée de tout, même de ses « amers souvenirs ».Elle jette Bendico le chien, symbole de tout ce qui lui restait de la maison Salina.

 

Enfin, nous verrons qui est Angelica. Cette dernière est la fille de Don Calogero (le maire de Donnafugata) et de Donna Bastiana, « belle comme le soleil » , mais très sotte ne sachant ni lire ni écrire.

A 17 ans, Angelica est présentée à la famille Salina et séduit par sa grande beauté, notamment Tancredi qui en tombe « immédiatement amoureux d’elle ».Elle s’habitue très vite à ce nouveau milieu, grâce à l’éducation reçue à Florence. Par la suite, Tancredi demande Angelica en mariage par son oncle qui voit une épouse utile à son neveu, qui est ruiné à cause de son père.

Angelica est très riche et deviendra très puissante, grâce aux manœuvres politiques de son père, qui est alors le plus grand propriétaire de Donnafugata (nous l’apprenons lors du dîner de l’arrivée de la famille Salina).Elle est donc une héritière convoitée et accepte cette demande en mariage. Mais ce choix n’est pas fait sans intérêt. En effet, Angelica veut accéder au titre de noble et à un nouveau mode de vie. Mais elle n’éprouve pas d’amour pour Tancredi. Nous apprenons pendant que les 2 visitent le palais de Donnafugata que leur mariage ne sera pas « une réussite érotiquement » non plus.

A la fin du roman, elle est alors veuve et âgée mais on voit qu’elle reste puissante au sein de la société sicilienne. Par exemple, elle demande à Concetta, son amie, si elle ne voudrait pas de l’aide pour l’affaire des reliques et nous assistons a la vite du sénateur Tassoni chez elle.

Angelica est donc le symbole du changement social, l’accession au pouvoir et aux honneurs d’une bourgeoisie enrichie à la place de l’aristocratie. Cette situation montre le déclin de l’aristocratie sicilienne.

Puis, nous pouvons analyser l’un des personnages féminins secondaires : Mariannina.

En effet, elle n’est présente que dans la première partir du roman , mais elle symbolise l’infidélité du prince envers sa femme. Ce dernier va la voir à Palerme avec le Père Pirrone. Il lui arrive de se culpabiliser d’être un « pêcheur », mais très vite il retourne la situation : la vraie pécheresse était Stella : « 7 enfants avec elle, et il n’avait jamais vu son nombril. » A travers ce personnage, nous apprenons que ce n’était pas la première infidélité que le prince commettait, puisque quand il rentre de chez Mariannina il pense aux surnoms donnés par Sarah, une danseuse parisienne.

Mariannina est le symbole de l’infidélité du prince et donc de la soumission et la nervosité de la princesse.

 

Par la suite, nous pouvons étudier les 3 sœurs de Concetta.

Chiara est la seule mariée. Carolina et Caterina ne sont pas très présentes tout au long du roman, mais elles le sont surtout à la fin. En effet, ce sont-elles qui procèdent aux achats des reliques, parfois « elles ne dorment pas juste en pensant aux reliques » qu’elles vont acheter a Donna Rosa.

Nous pouvons donc analyser ce personnage, Donna Rosa, qui apparaît qu’au dernier chapitre de ce roman, c’est celle qui vend les reliques et qui parfois « va même deviner les reliques que Caterina voulait après avoir rêvé ». Ce personnage incarne la richesse et la puissance de la famille Salina, en effet, le prince donnait l’argent à ses filles pour qu’elles les achètent, comme pour les petits enfants, un caprice. Mais nous assistons à la fin de ce roman au déclin de cette classe sociale et on voit que ces pièces ne sont pas des vraies reliques .

   Pour conclure, nous pouvons affirmer que les femmes de ce roman symbolisent toutes le changement de société en Sicile entre 1860 et 1910.Malgré des situations différentes subies par toutes d’entre elles, elles incarnent le « avant et après » du débarquement de Garibaldi en mai 1860.

Commentaires

le plan est simpliste et trop descriptif. Il y a des points communs entre personnages principaux et secondaires, c'est à exploiter.
Le devoir amplifie cette erreur, c'est une série de portraits, sans véritable analyse : c'est un bon début mais il faut trouver des points communs et organiser à partir d'eux des axes d'analyse...
La méthode n'est pas au point.
Il y a un gros contresens sur le rôle de Donna Rosa qui incarne surtout la rouerie des femmes du peuple qui abusent de la crédulité des filles Salina : le prince est mort lors de l'affaire des reliques et lors des achats effectués par les soeurs.
Il y a des problèmes d'expression.
7 / 20
La conclusion est intéressante
, le 2008-06-01 à 15h08

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